La SVS est favorable aux contrôles non annoncés dans les exploitations agricoles

jeudi, 04 juillet 2019

La Société des Vétérinaires Suisses (SVS) se prononce en faveur d’une extension des contrôles menés à l’improviste par les services vétérinaires cantonaux dans les exploitations agricoles. Parallèlement, elle soutient la préoccupation de l’Association suisse des vétérinaires cantonaux (ASVC) exprimée dans les médias, selon laquelle il faudrait mettre suffisamment de ressources à disposition pour ces tâches.

La SVS est consciente du fait que la grande majorité des agricultrices et agriculteurs fournissent une prestation exemplaire en matière de garde d’animaux. Il est donc d’autant plus important de sanctionner les agriculteurs qui ne s’occupent pas bien de leurs animaux.

Les médias imprimés se font actuellement l’écho principalement de cas de non-respect du bien-être animal dans des exploitations agricoles. Se basant sur des données de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), des journalistes ont constaté que des réductions de paiements directs avaient été réalisées dans 7398 exploitations dans toute la Suisse en 2017.

En présence de cas de protection des animaux dans les exploitations agricoles, les vétérinaires doivent faire preuve de beaucoup de doigté pour gérer la situation. De tels cas découlent souvent d’un processus insidieux, par exemple lorsque les agriculteurs atteignent leurs limites. Lorsqu’une vétérinaire d’exploitation connaît ses clients depuis de longues années et qu’un rapport de confiance respectueux s’est institué, elle peut éventuellement reconnaître à temps de tels cas. Les vétérinaires praticiens possédant beaucoup d’expérience et les compétences sociales nécessaires disposent souvent de plus de possibilités, dans de telles situations, de clarifier une situation délicate et d’obtenir des améliorations. Ils assument ainsi une fonction de conseil importante. Par contre, ils ne peuvent pas assumer le rôle d’une autorité de surveillance et contrôler leurs clients. Cette zone conflictuelle requiert une entente réciproque entre les autorités et les vétérinaires praticiens, de même qu’une clarification sur la manière d’agir dans les situations limites. Cette thématique a aussi été abordée lors de la journée commune dédiée à la protection des animaux organisée en mars de cette année par la SVS en collaboration avec l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ainsi que l’ASVC.

 
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