Lutte contre la résistance aux antibiotiques : l’agriculture et les vétérinaires vont de l’avant !

vendredi, 18 novembre 2016

Il y a un an, le Conseil fédéral adoptait la stratégie nationale de lutte contre la résistance aux antibiotiques. L’agriculture et les vétérinaires prennent le problème très au sérieux et veulent le maîtriser avec une panoplie de mesures. Etant donné que les résistances ne connaissent pas de limites, un engagement plus fort de la médecine humaine se révèle indispensable pour que la lutte soit efficace.

L’agriculture et les vétérinaires prennent très au sérieux les défis posés par l’utilisation d’antibiotiques. La quantité d’antibiotiques utilisés en médecine vétérinaire a baissé de plus de 40 pour cent depuis 2008. Le problème des résistances s'est néanmoins aggravé. Cela montre clairement qu’une réduction unilatérale dans l’agriculture ne permet pas d’atteindre les buts visés. Les agriculteurs y voient un motif d’inquiétude, car la médecine vétérinaire demeure tributaire d'antibiotiques efficaces. Sans l’utilisation de ceux-ci, les animaux souffrent trop longtemps d’une maladie ou doivent être abattus inutilement. L’un ou l’autre cas est contestable d’un point de vue éthique.

Par la stratégie Antibiorésistance (StAR) adoptée l’année dernière, le Conseil fédéral s’attaque au problème. L’agriculture et les vétérinaires prennent StAR au sérieux et mettent en œuvre des mesures concrètes. Les exemples suivants montrent comment l’agriculture et les vétérinaires veulent maîtriser le problème :

  • Mise en œuvre de la décision du Parlement concernant une base de données sur l’utilisation d’antibiotiques dans le domaine des animaux de rente. Il est possible de recenser de manière systématique les antibiotiques utilisés dans le domaine des animaux de rente.
  • Mise en œuvre d’un système sanitaire élargi dans l'élevage porcin afin de renforcer la santé des animaux et de réduire l'utilisation des médicaments vétérinaires.
  • Restrictions de la remise d’antibiotiques critiques dans le domaine des animaux de rente.
  • Relevé de toutes les antibiothérapies, respect des délais d'attente, inventaire des médicaments disponibles dans la pharmacie d'étable.
  • Création d’un service sanitaire des veaux afin de renforcer la santé des animaux dans la filière bovine.
  • Instauration de règlements de branche pour le commerce de veaux maigres (durée de détention minimale, transparence sur le marché).
  • Encouragement de la médecine alternative dans le domaine des animaux de rente.
  • Mise en commun des données disponibles sur la santé des animaux.
  • Augmentation de l’importance accordée à la santé des animaux dans l’élevage.
  • Renforcement de la formation et du perfectionnement des détenteurs d’animaux et des vétérinaires.
  • Elaboration de lignes directrices pour les antibiothérapies en médecine vétérinaire.
  • Revendication de la disponibilité des vaccins et des antibiotiques de première intention auprès de la Confédération et de la branche pharmaceutique

Ces mesures variées prouvent que l’agriculture et les vétérinaires entreprennent des efforts ciblés conjoints pour lutter contre la résistance aux antibiotiques, même si leur démarche s’accompagne de restrictions et de travaux supplémentaires. Ils ne peuvent toutefois pas, à eux seuls, résoudre le problème : la médecine humaine doit aussi agir. Une lutte efficace contre le problème de la résistance aux antibiotiques suppose le respect systématique du principe « One Health » de StAR ainsi que la mise en œuvre de mesures fermes en médecine humaine.

Communiqué de presse conjoint de l’Union suisse des paysans (USP) et de la Société des Vétérinaires Suisses (SVS).

Renseignements :

Christoph Kiefer, Président SVS, mobile 079 251 23 89, christoph.kiefer(at)gstsvs.ch
Contact médias SVS, tél. 031 307 35 37, media(at)gstsvs.ch
www.gstsvs.ch

Jacques Bourgeois, Directeur USP, mobile 079 218 32 33
Martin Rufer, responsable département Production, marché et écologie USP, mobile 078 803 45 54
www.sbv-usp.ch

Communiqué de presse en format pdf

 
TYPO3 Agentur